Réserve fédérale américaine, inquiétée par les problèmes de remboursement de prêt auto

Réserve fédérale américaine, inquiétée par les problèmes de remboursement de prêt auto

Réserve fédérale américaine, inquiétée par les problèmes de remboursement de prêt auto

La hausse de l’endettement des ménages est aussi en passe de devenir une réalité aux Etats-Unis, et cela comme l’a affirmé la FED. Cette dernière appelle à la vigilance des ménages face à une telle situation qui peut entraîner une nouvelle crise pouvant paralyser le quotidien de beaucoup de personnes.

Selon les chiffres avancés par l’agence, cette hausse dépasse en effet le pourcentage face à ce qui s’est passé en 2011. Mis à part ce chiffre, il faut aussi comprendre que les ménages américains ont du mal à effectuer le remboursement de leur prêt auto. Cette situation pourra très bien plonger le pays tout entier dans une nouvelle crise financière sans précédente et cela malgré sa position de première puissance économique mondiale.

Multiplication des retards de remboursement, un fait alarmant

Malgré un nombre important de tassement des ventes automobiles, les prêts auto en cours connait un véritable boum au pays de l’Oncle Sam. Une situation qui inquiète la Banque centrale américaine. En effet, ce problème démontre que pour financer l’acquisition d’un véhicule avec un crédit auto LCL est obligatoire.

En plus de cela, de nombreux acheteurs ne disposent pas d’apport personnel, ou contribuent à une hauteur minimale pour l’achat en question. Face à un tel paradoxe, la solvabilité de ces derniers devient problématique.

Selon les chiffres communiqués par la Réserve fédérale de New York, les retards de paiement des mensualités de prêts auto s’accumulent. Pour 7 millions d’entre eux, le décalage dépasse les 90 jours. Un niveau alarmant, car jamais atteint depuis 2011.

Une durée d’emprunt qui se rallonge pour pallier à une situation difficile

La mensualité moyenne pour l’acquisition d’une nouvelle voiture n’a jamais été aussi élevée. De 515 dollars en 2017, il s’établit à 545 dollars en 2018. Cela s’explique par le goût prononcé des consommateurs à vouloir s’offrir le véhicule le plus cher disponible sur le marché. Comme l’avait affirmé un site de vente d’automobile, les Américains ont dépensé en moyenne 37 260 dollars pour l’achat d’une voiture neuve, un record.

Par rapport à son niveau de décembre 2010, la hausse est notable. La différence atteint les 6 598 dollars. Un phénomène favorisé par une forte progression des prêts à long terme. D’ailleurs, la durée moyenne des prêts ne cesse d’augmenter. Il est aujourd’hui possible de contracter des emprunts sur 80 mois, soit plus de 6 ans. Pourtant, les ménages changent de voiture tous les quatre ans. Certains vendent même leurs véhicules avant de s’être totalement acquittés de leur dette.

Les banques aussi sont responsables de cette hausse de l’endettement des ménages américains

Même si les emprunteurs ont leur part dans cette situation, il ne  faut pas non plus négliger celle des banques. Dans un contexte de rude concurrence, beaucoup d’établissements de crédit ne respectent pas la règle des « 20/4/10 ». Cette règle veut que l’emprunteur fournisse au moins un apport personnel équivalent à 20 % du montant du crédit, que la durée de remboursement ne dépasse pas les 4 ans, et que les échéances n’excèdent pas 10 % de ses ressources. Les banques et autres établissements n’hésitent même pas à racheter les crédits en cours pour pouvoir octroyer un nouvel emprunt encore plus long avec des mensualités encore plus élevé pour satisfaire la demande des consommateurs ; à savoir le financement d’un nouvel achat.

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